
J’ai vu l’été, l’automne et l’hiver passer,
Mais le printemps n’y était pas,
Je voulais conter la fin de l’hiver
Et vivre cette saison avant mon départ.
Car j’ai laissé au loin dans ce pays,
J’ai abandonné dans ce lieu maudit,
Les pensées d’un démon du paradis,
Un fantôme pur, un esprit, ma vie.
Je pleurs et je meurs dans mon mirage
Et oublie cruellement son triste paysage,
Je pleure cette distance qui sépare nos visages
Et j’imagine son monde entouré de nuages.
Peut-être m’a-t-il déjà oubliée,
Car le temps m’aurait effacé de ses pensées,
Mais je veux tant le retrouver,
O combien je peux l’aimer.
J’ai osé tristement le quitter,
Mais on m’y a cruellement forcée,
Le savoir près de moi me sauverait encore,
Car si loin de lui je m’approche de la mort.

0 commentaires:
Enregistrer un commentaire